Fred Marty & Kecap Tuyul

Duo d’improvisation entre un contrebassiste repoussant les limites de son instrument et Kecap Tuyul jouant d’une des multiples déclinaisons de son z(xW+yV). Tous deux ont une longue pratique de l’improvisation libre et un travail sur des sons distordus et/ou volontairement appauvris. Leur rencontre musicale joue autant sur les contrastes entre les sonorités propres à chacun que sur leurs possibilités de création de timbres complexes où les raclements de l’archet peuvent se confondre avec le crachotement des amplis, où les ululements instables du larsen peuvent s’entrelacer avec le chant des cordes. Fred Marty et Kecap Tuyul élaborent ensemble un univers de bruissements pouvant se faire caressant ou rugueux, souvent accidenté, mais sans surenchère de volume sonore.

Fred Marty, contrebasse.
https://fredmartydoublebass.com/

Entre dualité et équilibre, « industriel » et « naturel », Fred Marty nous transporte dans un monde d’abstractions où transe et tensions naissent et cohabitent. Les sons s’opposent ou se marient créant une musique ondulatoire où battements et conflits de fréquences émergent. Virages soudains et silences provoquent l’inattendu, la surprise. Les sonorités que nous donne à entendre Fred Marty semblent évoquer le son d’un morceau de bois frotté, le son d’une pièce métallique vibrante,le son du vent ou encore les sons du quotidiens. Tout ces éléments avec finesse et générosité alimentent un discours musical onirique,mystérieux et personnel.
Après des études de contrebasse classique, il consacre son travail à l’improvisation libre et l’expérimentation de divers modes de jeux sur la contrebasse. Ainsi, il s’attache à développer un
langage personnel en s’inspirant de sons du quotidien, faisant oublier parfois la contrebasse elle-même. Il aime les sons distordus comme les harmoniques au spectres incomplet ou dénaturé, des
sons de percussions sans hauteur pré-déterminée, des sons émis par le frottement des doigts ou de la main sur la caisse de résonance. Il modifie également le timbre par l’insertion entre les
cordes de baguettes en bois ou en métal. Par ce procédé, il obtient des sons types bruits blancs, des timbres proches de certains cuivres comme le cor par exemple ou de vent comme le
didgeridoo. Par ce même procédé, il crée également des conflits de fréquences entre la résonance propre de l’instrument et la hauteur qu’il est en train de jouer. Chaque partie du corps de la contrebasse devient un instrument propre.
Fred Marty a joué avec:
Michel Doneda, Sophie Agnel, Isabelle Duthoit, Frédéric Blondy, Roger Turner, Daunik Lazro, Michael Nick, Pascal Battus, Franz Hautzinger, Lê Quan Ninh, Yuko Oshima, Diemo Schwarz, Nicolas Souchal, Cyprien Busolini, Deborah Walker, Patricia Bosshard, Alvise Sinivia, Catherine Jauniaux, Bertrand Gauguet, Jean-Sébastien Mariage, Xavier Lopez, Jean-Luc Petit, Henry Herteman, Mathieu Garrouste, Edward Perraud, Pascal Marzan, Jean-Marc Foussat, Jean-Brice Godet, Ai Watanabe, Itaru Oki, Birgite Lyregaard, Yoko Arai, Usui Yasuhiro, Matsumoto Kenichi, Yoko Miura, Marcos Fernandes, Claude Parle, Ugo Boscain, Eric Dambrin.
Il travaille également avec des danseurs butô comme Maki Watanabe ou Gyouhei Zaitsu, contemporain comme la danseuse Bérengère Altieri-leca.
Depuis 2012, il est membre de l’ ONCEIM, orchestre dirigé par Frédéric Blondy.


Live

Next

Mercredi 13 février 2019, Tiasci (Paris), avec aussi Magali Albespy & Anne-Catherine Nicoladzé. Bientôt plus d’informations.

Past

Samedi 17 novembre 2018, La Pointe Lafayette (Paris).

 

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